24 Heures, July 12, 1991

From The Elvis Costello Wiki
Jump to: navigation, search
- Bibliography -
1975767778798081
8283848586878889
9091929394959697
9899000102030405
0607080910111213
14151617 18 19 20 21


24 Heures

Switzerland publications

European publications

-

Le saloon de la tendresse

Soirée rock 'n' roll à Montreux

translate
   Anne Bussy

Des festivaliers épuisés ont vu Elvis Costello à et h 30 seulement. La pêche du monsieur et de ses musiciens a sauvé leur concert.

Très attendue mercredi soir par les fans de country, l'Américaine Bonnie Raitt, 41 ans, a joyeusement combiné sa voix chaude à celles de ses comparses et à des couinements d'harmonica sur guitare sèche. Ambiance saloon: le public frappe dans ses mains. Passant du gospel au blues mélo, Bonnie, en gilet à paillettes et bottes de cowboy a conquis un. parterre très enthousiaste, pendant que d'autres se désaltéraient dans le jardin. Son album, Nick of Time, a été primé meilleur de l'année 1990 aux USA.

En montant au «Q's» ce soir-là, on pouvait découvrir le jeune Chris Whitley, Américain dont le disque Living with the Law vient de sortir. Affriolant dans son jeans moulant et sa camisole déglinguée, le chanteur déploie une voix venue du ventre, touchante et frissonnante. Son rock guitaré tendre et vigoureux séduit dangereusement. Il manie en outre la ballade avec une sincérité bouleversante.

Retour au rez, où The Robert Cray Band et The Memphis Horns ont fait attendre leur blues. L'étonnante ressemblance physique du chanteur avec Al Jarreau est aussi frappante quant au timbre vocal: clair, black et pur. La dégaine très décontractée, le groupe nous envoie un slow lancinant: les Memphis Horns (Andrew Love au saxo et Wayne Jackson à la trompette) ponctuent puissamment les mesures, l'orgue style années septante, la guitare hurlante et tripale. Après les envolées où chaque instrument donne son plein, lorsque la voix de Cray réapparaît, la salle exulte d'un «Woouh»! irrépressible. Les fins de morceau interminables rappellent le Muppet's Show, l'humour en moins.


Deux heures de Costello

De retard en retard, c'est presque à l'heure du marchand de sable que l'Elvis tant désiré a passé. Habillé comme pour aller boire un pot un lendemain de fête, l'autre king se cache derrière des lunettes et une guitare noires, avec pour seule note plus claire sa barbe, brune. Chez Elvis Costello & The Rude Five, l'air vieillot des musiciens et de certains instruments donne le ton: résolument Beatle. La voix mélodieuse et profonde, la guitare suivant fidèlement, le synthé au son de piano et la batterie plutôt sèche viennent le confirmer. Avec Marc Ribot, le guitariste de Tom Waits, la gratte est magistrale. Typiques aussi les vibratos sulfureux d'un orgue démodé. Elvis égrénera plusieurs thèmes joués courts, les enchaînant grâce à des moments magiques où le tempo trébuche imperceptiblement puis bascule, comme entre "So like Candy" et "I want you." Mais le groupe a un langage si peu visuel qu'on préfère parfois fermer les yeux pour mieux ouvrir les oreilles.

Jusqu'à 3 h 30, Costello a emmené un public heureux dans une alternance de parties de tendresse avec Almost Blue ou My aim is true et de rocks ou blues totalement décapants (où l'on déplore hélas des effets Larsen trop fréquents), pour réveiller brusquement son monde.

Scanning errors uncorrected...

-

24 heures, July 12, 1991


Anne Bussy reports on the Montreux Jazz Festival, including Elvis Costello with The Rude 5, Wednesday, July 10, 1991.

Images

clipping
Clipping.

Photos by Gérald Bosshard.
Photos by Gérald Bosshard


page 43
Page scan.

-



Back to top

External links