Montreal Devoir, February 3, 2007

From The Elvis Costello Wiki
(Redirected from Le Devoir, February 3, 2007)
Jump to: navigation, search
- Bibliography -
1975767778798081
8283848586878889
9091929394959697
9899000102030405
0607080910111213
14151617 18 19 20 21


Montreal Devoir

Canada publications

Newspapers

University publications

Magazines

-

À voir à la télévision le lundi 5 février - Tout ça à cause de Katrina


Sylvain Cormier

C'était l'été dernier. De la visite rare. Une soirée unique. Elvis Costello à Wilfrid, avec Allen Toussaint, le patriarche souriant de La Nouvelle-Orléans, digne successeur du Prof Longhair aux ivoires, dépositaire de l'âme de la ville du jazz.

Avec les Crescent City Horns aussi. Ouragan de cuivres. Tous là à cause de Katrina. Envers et contre Katrina. «Après nous avoir donné le pire d'elle-même, Katrina va nous donner le meilleur... », disait Toussaint. Il disait vrai.

Costello était beau à voir, hargneux, investi d'une mission. Ses chansons avaient signé un nouveau bail, résonnaient autrement, y compris le répertoire des années punk, qui avait trouvé un futur méritant bataille. Neuf d'entre elles, réarrangées à sa demande par Toussaint, plongeaient dans la marmite de La Nouvelle-Orléans et

en ressortaient plus fortes, pleines de cuivres et de piano boogie, sans rien perdre de leur impulsion d'origine. Touchées par la grâce.

Toussaint aussi bénéficiait de l'occasion, radieux, trouvant à travers les ruines une brèche par laquelle sa musique, de nouveau, exultait au grand jour pour le plus grand nombre. Le "meilleur" de Katrina, c'est qu'on ne pouvait pas sortir de cette salle autrement que bouleversés, choqués, galvanisés. Plus vivants qu'avant.

Des trois heures et demie du spectacle, des 37 titres alignés comme au défilé du Mardi Gras, il reste ici 46 minutes d'émission. Moins l'enrobage — présentation par Marie-Christine Trottier, extraits d'une entrevue avec Costello —, ça laisse le temps de huit chansons. Toutes de Costello: c'est lui qui fait vendre, comprend-on. Sacré charcutage. C'est Toussaint qu'on renvoie à sa ville dévastée. Maudit formatage télé. Non, ce n'est pas mieux que rien: on a perdu au montage la raison d'être du spectacle. Sa démesure, sa générosité. Dommage.

Grands Spectacles / FIJM 2006: Elvis Costello, Artv, 20h30

-

Le Devoir, February 3, 2007


Sylvain Cormier previews a television broadcast of extracts from Elvis Costello and Allen Toussaint on Monday July 3, 2006 at a benefit concert for New Orleans, at the the Montreal Jazz Festival in Montreal, QC, Canada.


As seen on TV Monday, February 5 - All because of Katrina


English via Google Translate...

It was last summer. The rare visit. A single evening. Elvis Costello at Wilfrid with Allen Toussaint, smiley New Orleans, a worthy successor to Prof. Longhair ivories, custodian of the soul of the city patriarch jazz.

With the Crescent City Horns too. Hurricane brass. All there because of Katrina. For and against Katrina. "After giving us the worst of itself, Katrina will give us the best ..." said Toussaint. He was right.

Costello was beautiful to see, surly, a mission. His songs had signed a new lease, sounded otherwise, including the repertoire of punk years, who had found a future worthy battle. Nine of them, rearranged at its request by Toussaint, plunged into the pot of New Orleans and emerged stronger, solid brass and piano boogie, without losing their original pulse. Affected by grace.

Toussaint also enjoyed the occasion, radiant, lying across the ruins of a breach through which his music again, exulted openly for the greatest number. The "best" Katrina is that we could not get out of this room other than shocked, shocked, galvanized. More alive than before.

Three thirty in the show, 37 tracks aligned as the Mardi Gras parade, there is here 46 minutes of issue. Less coating - presentation by Marie-Christine Trottier, excerpts from an interview with Costello - it leaves time to eight songs. All Costello: it is he who sells, do we understand. Sacred gerrymandering. Toussaint is that returns to his city devastated. Cursed TV formatting. No, it is not better than nothing: we lost mounting the purpose of the show. His outrageousness, his generosity. Too bad.

Great Shows / Jazz Fest 2006: Elvis Costello, Artv, 20.30

-



Back to top

External links