Le Journal du Dimanche, November 21, 2008

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Le Journal du Dimanche
  • 2008 November 21

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La voix dans tous ses états


Nicole Duault

Le défi était de taille et pour tout dire assez casse-gueule pour Sting et Elvis Costello. Le très attendu Welcome to the voice, mariage insolite du rock et de l'opéra composé par Steve Nieve a été acclamé par le public du Châtelet même si on ne peut pas passer sous silence un texte absolument consternant.

La belle idée, le beau projet. Rien que pour cela il faut rendre hommage à Sting et à Costello. Ils innovent et abattent les frontières entre rock et classique. Ils célèbrent la voix dans tous ses états. La partition de l'Anglais Steve Nieve est celle d'un authentique compositeur. Il intègre à merveille ses références à Carmen, à Norma, à Butterfly. Ce n'est ni du collage, ni une série de variations mais une vraie réflexion de musicologue sur les thèmes de Bizet, Bellini, Puccini. Mais, on sent qu'il s'en gargarise. Au-delà de ses références, son inspiration rock plafonne à une ou deux mélodies.

On enrage tant il semble avoir de talents qui s'épanouissent parfois dans les interventions-improvisations à la trompette, au saxophone et au violoncelle de solistes magnifiques: Ibrahim Maalouf, Ned Rothenberg, Vincent Segal. Cela est assez succinct, manque d'ampleur pour le public en haleine pendant une heure quarante. On aimerait qu'il approfondisse les thèmes et hisse sa partition au niveau d'un véritable opéra. Dans la brèche entre rock-pop et opéra, il a inventé quelque chose. On rêve qu'il poursuive dans cette veine et ne se satisfasse pas d'un superficiel succès public. Ce qui consterne, c'est le texte qu'un élève de 6e pourrait trouver débile avec un assemblage de formules, jargon chic-choc psycho-surréaliste autour des thèmes grecs éternels. C'est affligeant.

Le bonheur de la production tient à Sting, absolument magnifique et aux divas: Sylvia Schwartz, Anna Gabler, Marie-Ange Todorovitch, Sonya Yoncheva. Elles sont très appréciées dans l'univers lyrique et cette production ne peut que donner plus d'impact à leur curiosité musicale . Le hic de la soirée est Elvis Costello qui chante faux du début à a fin. Espérons que ce n'est qu'un accident de parcours.

Le vrai problème de cette production dans une mise ne scène sans problème et sans grande invention, est de savoir à qui elle s'adresse. Les mélomanes lyriques font la moue, les jeunes ne connaissent ni Sting, ni Costello. Les quadra post soixante-huitards? Ils ne forment pas un public. En dépit de ses failles, cette innovation, bien supérieure à toutes les comédies musicales en chantier, mérite d'être saluée.

Welcome to the voice. Théâtre du Châtelet. Jusqu'au 25 novembre. Tél: 01 40 28 28 40

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Le Journal du Dimanche, November 21, 2008


Nicole Duault reviews Welcome To The Voice, on Thursday November 20, 2008 at Théâtre du Châtelet, Paris, France.

Images

2008-11-21 Le Journal du Dimanche photo rd.jpg
Sting est excellent mais Costello chante faux... (Raymond Delalande-JDD)

Voice in all its forms


English via Google Translate...

The challenge was to be honest and quite dicey for Sting and Elvis Costello. The highly anticipated Welcome to the voice, unusual marriage of rock and opera composed by Steve Nieve was acclaimed by the Chatelet public even if you can not ignore an absolutely appalling text.

The beautiful idea, the beautiful project. For that reason alone it is a tribute to Sting and Costello. They innovate and break down the boundaries between rock and classical. They celebrate the voice in all its forms. The partition of English Steve Nieve is that of a true composer. It fits perfectly references to Carmen, Norma, to Butterfly. This is not the collage, or a series of changes but a true reflection of musicologist on the themes of Bizet, Bellini, Puccini. But we feel that in gargles. Beyond references, inspiration rock capped at one or two songs.

It enraged as he seems to have talent that sometimes flourish in the interventions, improvisations on trumpet, saxophone and cello soloists beautiful Ibrahim Maalouf, Ned Rothenberg, Vincent Segal. This is quite succinct, lack of breadth to the public in suspense for one forty. We would like it to deepen the themes and hoisted his score at a real opera. In the gap between pop-rock and opera, he invented something. We dream that continues in this vein and not to satisfy a superficial public success. What dismays is the text that a student might find stupid 6th with a blend of formulas, jargon-chic surreal psycho-shock around the eternal Greek themes. This is distressing.

Happiness lies in the production Sting, absolutely beautiful divas and Sylvia Schwartz, Anna Gabler, Marie-Ange Todorovitch, Sonya Yoncheva. They are very popular in the opera world and this production can only give more impact to their musical curiosity. The catch of the evening is Elvis Costello sings a false from beginning to end. Hopefully this is just a blip.

The real problem with this production set in a scene not without problems and without much invention is to know who it is addressed. Lyrical music lovers pout, young know neither Sting nor Costello. Sixty-huitards post quadra? They do not form an audience. Despite its flaws, this innovation, well above all musicals in the works, should be welcomed.

Welcome to the voice. Théâtre du Châtelet. Until November 25. Tel: 01 40 28 28 40

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