Libre Belgique, October 24, 2003

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Elvis Costello, on dirait le nord

Avec le récent North, Elvis Costello dissèque la relation amoureuse le temps de onze ballades épurées. Et en profite pour laisser l'ironie au vestiaire. Romantique Costello?
En concert, dimanche soir, au Cirque Royal

Laurent Hoebrechts

ENTRETIEN

Elvis Costello est en forme. C'est de notoriété publique: la fin de son mariage avec Caitlin O'Riordan n'a pas été facile à digérer, mais aujourd'hui il a retrouvé de l'aplomb, sa relation avec la diva jazz Diana Krall n'y étant pas pour rien. North, dernier album en date, ne parle d'ailleurs que de ça.

En 11 chansons, Elvis Costello tisse le fil d'un amour qui s'éteint pour renaître plus tard. De "You left me in the dark" ("Tu m'as laissé dans le noir") à "I'm in the mood again" ("Je suis à nouveau de bonne humeur"). Explications.

Vous aimez varier les genres. Après un retour au rock avec "When I Was Cruel" l'an dernier, «North» est avant tout composé de ballades, presque jazzy.

J'ai une passion et une curiosité pour la musique qui m'ont toujours poussé à investiguer d'autres genres. Cela dit, si on peut bien entendre des harmonies qui viennent plutôt du jazz ou du classique, pour moi, il s'agit avant tout de chansons. En l'occurrence, pour "North", j'en ai écrit 14 au piano, en l'espace de deux mois. Je ne pensais pas forcément en faire un album, mais le fait est qu'elle formait un vrai ensemble.

Est-ce le fond, ce que vous voulez raconter, qui détermine la forme?

Je ne sais pas. Comme toujours, l'écriture est quelque chose de très spontané. Il s'agit de capturer des émotions dans des chansons. Qui dans ce cas-ci sont très intimes. C'est ce qui m'a peut-être amené à trouver de nouvelles formes dans mon écriture. C'est vrai par exemple que cette fois-ci j'ai mis de côté certaines "techniques" que j'ai pas mal utilisées jusqu'ici: l'ironie, le jeu de mots,... J'ai essayé de dire très simplement ce que j'avais en tête.

C'est une première pour vous?

Pas complètement. Un disque comme King of America était également assez direct. Mais le fait est qu'on a plutôt l'habitude de mettre en avant le jeu avec les mots. Ce qui provoque d'ailleurs parfois des malentendus. Dans le cas de "North", les chansons sont très faciles à comprendre. Mais vu qu'elles ne "crient" pas non plus pour attirer votre attention - l'idiome musical est très calme, les tempos assez lents,... - , les gens vont devoir prendre un peu de temps pour comprendre de quoi il s'agit. Ce n'est pas un disque qui va passer en radio.

Pourtant, ce sont des chansons, d'un format assez court...

Oui, et je pense que les mélodies sont assez accessibles, facilement mémorisables. Mais... Je ne sais pas, je n'ai aucune ambition commerciale pour cet album.

J'aimerais penser qu'il peut toucher un maximum de gens, mais il faut être réaliste, je sais que cela va être difficile. De toute façon aucun de mes disques n'a vraiment vendu énormément. En tout cas pas dans les volumes que les gens imaginent.

Comment l'expliquez-vous?

Je ne sais pas, c'est comme ça. Je n'ai peut-être pas fait des choses destinées à vendre davantage. Je veux que la musique soit entendue, je ne tiens pas à ce qu'elle reste secrète, mais en même temps cela ne doit pas définir ce que vous avez à dire et à faire.

North sort chez "Deutsche Grammophon", un label classique. Etonnant?

Oui, si l'on rappelle que j'ai commencé dans le circuit rock. Mais cela dit en fait davantage sur "Deutsche Grammophon" que sur moi. Ils essayent de trouver la musique qu'ils pourraient servir au mieux. En fait, j'ai toujours eu des difficultés à travailler avec des compagnies pop qui fonctionnent toujours dans l'instant, plus attentives à l'image qu'au contenu.

Vous disiez avoir abandonné toute ironie pour ce disque. Dans "When Green Eyes Turn Blue", vous chantez "Les esprits peuvent bien aiguiser leurs piques et leurs pointes, qu'ils gaspillent toutes leurs cartouches! Tu éclaires mon regard le plus sombre". C'est pour prévenir toute critique?

Oui, parce que certains sont assez cyniques sur la vie. Je ne parle pas des critiques musicaux en particulier. Les gens en général peuvent être très sceptiques par rapport à l'amour. Vous connaissez la chanson de John Lennon, "Instant Karma" ? Il y chante: "A quoi penses-tu quand tu ris comme cela à la face de l'amour?" C'est une des phrases les plus profondes qu'il ait écrites.

Cela n'a jamais été votre cas?

Non! Je ne me suis jamais moqué de l'amour! J'ai pu être déçu par certaines conventions romantiques qui ne sont pas toujours sincères. Plus précisément: par la façon dont certains abordent l'attraction, la sexualité, et que je trouve ridicule. On le retrouve dans le rock, par exemple. Mais vous savez, ces règles ne sont plus admirées que par des gamins ou des attardés qui pensent que les relations restent définies par "Honky Tonk Woman".

Le disque commence par la fin. La fin d'une relation...

Oui, "You left me in the dark" parle de cela, mais plus généralement de la perte d'un être cher. C'est autant une chanson romantique qu'une chanson de deuil, en fait. Ce qui est vrai, c'est que «North» débute dans un environnement assez désolé, nu et désert. Petit à petit, les choses évoluent, les sentiments changent. "When Did I Stop Dreaming" parle du moment où l'on revient à la réalité; "You Turned To Me" évoque le danger de voir dans l'oeil de l'autre la possibilité de l'amour; "Fallen" de l'inéluctabilité du fait de retomber amoureux... Sans vraiment le planifier, s'est tissée ainsi toute une histoire.

Elvis Costello, "North", Universal/Deutsche Grammophon. En concert ce dimanche 26 octobre, dès 20h30, au Cirque Royal.

© La Libre Belgique 2003

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La Libre, October 26, 2003


Laurent Hoebrechts interviews Elvis Costello concerning North ahead of his concert on October 26, 2003 at Cirque Royal, Brussels, Belgium.




Elvis Costello, looks north

With the recent North, Elvis Costello dissects the relationship time to clean eleven ballads. And the opportunity to let the irony in the cloakroom. Romantic Costello?
In concert Sunday night at the Cirque Royal

English via Google Translate...

MAINTENANCE

Elvis Costello is shaped. It is common knowledge: the end of his marriage with Caitlin O'Riordan was not easy to digest, but today he found the aplomb, his relationship with jazz diva Diana Krall being there not for nothing. North his latest album does indeed talk about it.

In 11 songs, Elvis Costello spins the thread of a love that goes out to reappear later. Of "You left me in the dark" to "I'm in the mood again". Explanations.

Like varying genres. After a return to rock with When I Was Cruel last year, North is primarily composed of ballads, almost jazzy.

I have a passion and curiosity for music that have always led me to investigate other genres. That said, if you can hear well harmonies rather just jazz or classical, for me, it's all about songs. In this case, for North, I wrote 14 piano in the space of two months. I do not think necessarily make an album, but the fact is that it formed a true ensemble.

Is this background, what you want to tell, that determines the shape?

I do not know. As always, writing is something very spontaneous. It is to capture emotions in songs. Which in this case are very intimate. This is what may have led me to find new forms in my writing. This is true, for example, this time I set aside some "technical" I have not misused far: irony, wordplay, ... I tried to tell very simply what I had in mind.

This is a first for you?

Not completely. A disc such as King of America ​​was also fairly straightforward. But the fact is that we have rather used to highlight the play with words. Causing also sometimes misunderstandings. In the case of North, the songs are very easy to understand. But since they do not "shout" not to get your attention - the musical idiom is very quiet, pretty slow tempos ... - people will have to take a little time to understand what it is. This is not an album that will go into radio.

Yet these are songs, a fairly short format ...

Yes, and I think the songs are pretty accessible, easy to remember. But ... I do not know, I have no commercial ambition for this album.

I'd like to think it can reach a maximum of people, but we must be realistic, I know it will be difficult. Anyway none of my disks really sold a lot. At least not in the volumes that people imagine.

How do you explain that?

I do not know, that's how. Maybe I have not done things for sell more. I want the music to be heard, I do not want it to remain a secret, but at the same time it should not define what you have to say and do.

North is released by "Deutsche Grammophon", a classic label. Surprising?

Yes, if we recall that I started in the rock circuit. But it actually says more about "Deutsche Grammophon" on me. They try to find the music they could best serve. In fact, I've always had difficulty working with pop companies that still operate in the moment, more attention to the image that content.

You mentioned having abandoned any irony to this disc. In "When Green Eyes Turn Blue," you sing "The spirits can sharpen their pikes and spikes, they waste all their cartridges! You light up my darkest "look. This is to prevent any criticism?

Yes, because some are quite cynical about life. I do not mean music critics in particular. People in general can be very skeptical about love. You know the song by John Lennon, "Instant Karma"? He sings: "What do you think when you laugh like that in the face of love?" This is one of the most profound words he has written.

This has never been for you?

No! I've never laughed at love! I have been disappointed by some romantic conventions are not always sincere. More precisely, by the way some approach the attraction, sexuality, and I find ridiculous. It is found in the rock, for example. But you know, these rules are no longer admired by kids or retards who think that relationships are defined by "Honky Tonk Woman."

The disc begins with the end. The end of a relationship ...

Yes, "You left me in the dark" is about that, but more generally the loss of a loved one. It is as much a romantic song of mourning song, actually. What is true is that "North" begins in a fairly desolate environment, bare and deserted. Gradually, things change, feelings change. "When Did I Stop Dreaming" talking about when it comes to reality, "You Turned To Me" evokes the danger in the eye of the other, the possibility of love, "Fallen" of inevitability due to fall in love ... Without really planning, and has woven a story.

Elvis Costello, "North", Universal/Deutsche Grammophon. In concert this Sunday, October 26, at 20:30, at the Cirque Royal.

© 2003 La Libre Belgique

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