Montreal Devoir, June 30, 2014

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Montreal Devoir

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La version courte du show marathon

Elvis Costello À La Maison Symphonique

Sylvain Cormier

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On compare. Lesquelles a-t-il ressorties au Ryman de Nashville, au Massey Hall de Toronto ? On se prépare, on s’excite, on fait des prédictions. Fera-t-il l’une de ses chansons créées avec Burt Bacharach ? Ou toute la face A de l’album My Aim Is True, osée récemment ?

Forcément, on s’attend à autant. À différent, mais autant. On va voir le gaillard jouer le jeu du spectacle imprévible, mais long tout le temps. Quand on a le vaste et riche répertoire d’un Elvis Costello, tout semble possible, sauf d’écourter.

Pensait-on. À tort.

Notons : il a lui-même annoncé assez tôt un « 90-minute show ». Près de la fin, il promettra de « revenir et toutes les jouer ». On ne hasardera pas de suppositions, mais le fait est que, dans la conduite fournie aux journalistes, il y avait 31 titres. Parmi les prévues et retranchées: "King Horse," "Watch Your Step," "Almost Blue," "Quiet About It," "Man Out Of Time," "Suit Of Lights," "For The Stars," d’autres encore…

Ne pas savoir, elles ne nous manqueraient pas : seulement voilà, elles ont toutes été données ailleurs, la plupart des soirs…

Qu’avons-nous eu, tout de même ? Beaucoup, et du bon, avouons. Une entrée certes un peu précipitée, avec Jack Of All Parades, 45 et Either Side Of The Same Town en rafale, puis Veronica, la belle créée avec McCartney, que l’on a eu tout juste le temps d’apprécier. Après, l’homme s’étant calmé, ça se goûtait chanson après chanson.

On se dit qu’il avait lâché prise, et s’occupait à rendre à sa formidable manière ce qui restait : j’ai retenu le picking délicat dans "Poison Moon," le chouette medley "New Amsterdam"/"You’ve Got To Hide Your Love Away" (ou comment du Beatles peut sonner comme du Costello), une série de jolis morceaux ragtime (le standard "Walking My Baby Back Home," et sa propre "Jimmie Standing In The Rain," évoquant son grand-père qui jouait dans les orchestres des grands paquebots).

Il y a aussi eu l’orgie du générateur de boucle dans la très électrique "Watching The Detectives," l’exquise Alison, la poignante "Shipbuilding," l’immense "The Last Year Of My Youth." Et la remise du Montreal Jazz Festival Spirit Award par André Ménard, qui a su faire vite. De quoi repartir à la fois content et… un peu interloqué.

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Le Devoir, June 30, 2014


Sylvain Cormier reviews Elvis Costello with Diana Krall, Marc Ribot, Dennis Crouch, Stuart Duncan, Karriem Riggins and Patrick Warren, Sunday June 29, 2014, Montreal Jazz Festival, QC, Canada.

Images

2014-06-29 Montreal photo 02 mm.jpg
Photo: Michaël Monnier / Le Devoir

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