Paris Croix, November 21, 2008

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Sting dans un opéra au Théâtre du Châtelet


La création mondiale de Welcome to the voice, un opéra du Britannique Steve Nieve, qui célèbre les "rencontres improbables" du chant lyrique et des voix rock de Sting et d'Elvis Costello, a reçu jeudi 20 novembre un accueil triomphal au Châtelet, à Paris.

Le magnétisme et la popularité des deux stars anglaises du rock font sans doute beaucoup pour le succès de cette oeuvre courte - une heure trente sans entracte - qui lorgne davantage vers la comédie musicale que vers l'opéra.

Le livret, signé par la réalisatrice, écrivain et psychanalyste française Muriel Teodori, compagne de Steve Nieve, se veut une ode romantique à la "passion" et aux "mélanges culturels et sociaux".

Il montre donc Dionysos (Sting), ouvrier métallurgiste obsédé par la voix de la diva Lily (la soprano Sylvia Schwartz, voir photo ci-dessous), attendre sur les marches de l'Opéra l'objet de son désir insensé, jusqu'à ce qu'un commissaire de police peu amène (Elvis Costello) l'en déloge sous les yeux de la foule et de l'artiste.

Du côté de la comédie musicale

L'oeuvre avait été enregistrée en 2007 par la prestigieuse firme discographique Deutsche Grammophon, déjà avec Sting et Elvis Costello dans les rôles masculins, mais avec Barbara Bonney comme interprète de la diva.

Pour les représentations au Châtelet (jusqu'au 25 novembre), Steve Nieve, 50 ans, musicien et ami d'Elvis Costello, a étoffé sa partition aux dimensions d'un orchestre symphonique, et assure les parties de piano et de synthétiseurs.

Sa musique, résolument tonale, penche délibérément du côté de la comédie musicale, et mélange allègrement chansons, jazz, grand orchestre, piano concertant, chorals et envolées lyriques. Non sans frôler parfois la vulgarité, notamment dans certains choeurs et pages pianistiques.

Côté mise en scène, Muriel Teodori a fait dans la simplicité, dans un décor composé de deux grands panneaux mobiles - dont l'un couvert d'échafaudages - qui se ferment et s'ouvrent au gré de l'action.

Une certaine nonchalance

Si Sting semble traverser l'oeuvre avec une certaine nonchalance et s'avère finalement un peu ennuyeux, Elvis Costello, silhouette ronde et ramassée drapée de noir, campe à l'inverse un commissaire sadique du meilleur effet.

La distribution, ovationnée sans exception par le public, compte également la mezzo-soprano Marie-Ange Todorovitch, les sopranos Sonya Yoncheva et Anna Gabler, ainsi que le fils de Sting, Joe Sumner - lui aussi chanteur de rock - dont la ressemblance physique et vocale avec son père est des plus troublantes.

Dans la fosse, l'Ensemble orchestral de Paris, dirigé par Wolfgang Doerner, semble prendre beaucoup de plaisir à jouer une partition qui ne lui laisse, il est vrai, guère le temps de s'ennuyer.

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La Croix, November 21, 2008


La Croix reviews Welcome To The Voice, on Thursday November 20, 2008 at Théâtre du Châtelet, Paris, France.

Images

2008-11-21 La Croix photo tc.jpg
Sting lors d'une répétition de Welcome to the Voice, samedi 15 novembre au Théâtre du Châtelet à Paris (AP Photo/Thibault Camus).

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Sting in an opera at the Théâtre du Châtelet


The world premiere of Welcome to the voice , an opera of Briton Steve Nieve, which celebrates the "improbable encounters" singing voice and lyrical rock Sting and Elvis Costello, received a hero's welcome on Thursday, November 20 at Châtelet, Paris.

Magnetism and popularity of two British rock stars are probably much to the success of this short work - half past one without intermission - eyeing more towards the musical comedy to opera.

The booklet, signed by the director, writer and French psychoanalyst Muriel Teodori, companion Steve Nieve, wants a romantic ode to the "passion" and "social and cultural mixtures."

He thus shows Dionysos (Sting), metalworker obsessed with the voice of the diva Lily (soprano Sylvia Schwartz, see photo below), wait on the steps of the Opera the object of his insane desire to that a police commissioner unfriendly (Elvis Costello) dislodged in the eyes of the crowd and the artist.

SIDE OF THE MUSICAL

The work was recorded in 2007 by the prestigious firm Deutsche Grammophon discography, already with Sting and Elvis Costello in male roles, but with Barbara Bonney as an interpreter of the diva.

For performances at the Châtelet (until November 25), Steve Nieve, 50, musician and friend of Elvis Costello, has expanded its partition to the size of a symphony orchestra, and provides piano parts and synthesizer.

His music is resolutely tonal deliberately biased towards the musical, and lively mix songs, jazz, big band, piano concerto, choral and lyrical flights. Not without sometimes graze vulgarity, including some vocals and piano pages.

Side staging, Muriel Teodori made in simplicity, in a setting with two large movable panels - one covered in scaffolding - which close and open at the discretion of the action.

A CERTAIN NONCHALANCE

If Sting appears through the work with a certain nonchalance and is ultimately a bit boring, Elvis Costello, and gathered round figure draped in black, the opposite camp sadistic Commissioner best effect.

Distribution, without exception applauded by the public, provides the mezzo-soprano Marie-Ange Todorovitch, sopranos Sonya Yoncheva and Anna Gabler as well as Sting's son, Joe Sumner - also rock singer - whose physical resemblance and voice with his father is very disturbing.

In the pit, the Ensemble Orchestral de Paris, conducted by Wolfgang Doerner, seems to take a lot of fun to play a partition that does not leave him, it is true, little time to get bored.

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